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      • Le film d'entreprise, un inédit précieux

      • Par Odile Gozillon-Fronsacq
      • Le film d'entreprise, un inédit précieux
        • Publicité pour la destruction des films obsolètes
      • Un inédit, dans le vocabulaire des cinémathèques, est un film qui n’a pas été diffusé dans les salles de cinéma, ni à la télévision. On parle parfois de film « amateur », mais certains films inédits sont réalisés par des professionnels. On peut penser qu’ils sont peu nombreux, mais c’est une erreur : les inédits représentent la plus grande partie de la production mondiale.

        Les films de famille se taillent la part du lion, mais il y a aussi les films réalisés pour des communes, des syndicats d’initiative, des organismes sanitaires, des entreprises, des écoles, etc. Tous ces films ont en commun de n’être protégés par aucun dépôt légal : ils sont donc menacés de destruction quand leur producteur n’en a plus usage, et que leur public d’origine a changé. Parmi eux, les films à exemplaire unique (films de famille, de clubs sportifs, d’associations…) sont les plus nombreux et les plus vulnérables. Or ces films sont des documents historiques irremplaçables sur la vie des anonymes, leur vie de famille, leurs conditions de travail, leurs loisirs…

        Les films d’entreprise sont eux aussi très menacés : dès qu’ils sont périmés, ils sont voués à la destruction. Qu’est-ce qu’un film d’entreprise ? Un document produit par une entreprise pour promouvoir son image ou informer ses partenaires, qu’ils soient salariés ou actionnaires. Ces films sont aussi anciens que l’histoire de cinéma, puisque « La sortie de l’usine Lumière à Lyon » a été tournée en 1895 et a fait partie des films sélectionnés par les frères Lumière pour leur première projection publique au Grand Café du Boulevard des Capucines à Paris, le 28 décembre 1895[1].Par ailleurs Georges Méliès a réalisé une dizaine de films publicitaires dès 1900[2].

        Les films d’entreprise sont aujourd’hui en plein essor[3]. Depuis l’apparition de la vidéo dans les années 80/90 en particulier, toutes les entreprises cherchent à faire réaliser des films et les sociétés de production sont nombreuses à couvrir ce marché. Le numérique a fait exploser la demande, par la baisse significative des coûts de production qu’il a engendrée, et la souplesse remarquable de sa diffusion par de multiples réseaux en interne et en externe[4] , rendus impératifs par l'explosion des achats en ligne. Le client potentiel va s'informer en ligne, les entreprises veulent répondre à cette demande, à tel point que les plus importantes de dotent d’un service interne de communication audiovisuelle.

        Sortie d'usine de la Coop, Strasbourg, années 1950 © MIRA

         

        Cependant, il n’est pas sûr que l’archivage de ces films ait beaucoup évolué. On sait que depuis toujours, les films devenus inutiles sont considérés comme encombrants et jetés sans discussion. Que l’on pense aux films muets, qui ont été détruits par milliers par les professionnels du cinéma eux-mêmes, quand le public a exigé du cinéma parlant. La FIAF[5] estime que 80% des films muets (1895-1930) ont disparu, et principalement par destruction volontaire. Ils prenaient de la place, ne rapportaient plus rien, les studios ne voulaient pas les conserver, ils faisaient même de la publicité pour leur destruction des films « usagés » (voir premier document d'illustration).

        De la même façon, dans le secteur industriel ou commercial, un film d’entreprise expliquant le fonctionnement d’une machine caduque, ou faisant la publicité d’un produit qui n’est plus commercialisé, va disparaître inexorablement. Les entreprises n’ont pas vocation à conserver ce type de document, qui pendant longtemps n’a intéressé personne. Les Archives non plus, qui se consacrent surtout à la conservation des documents papier produits par les institutions officielles. Les cinéphiles pas davantage, pour qui le film inédit est le parent pauvre du septième art, un utilitaire indigne d’étude. Il relève de l’histoire et non de la création, de la culture plus que de l’économie, mais d’une culture s’intéressant à l’histoire du quotidien plus qu’à l’histoire d’une élite.

        L’histoire des archives d’entreprise montre pourtant une lente progression au cours du XXe siècle.

        Les grandes entreprises se sont les premières donné les moyens de conserver leurs propres archives, (Crédit Lyonnais[6], les Houillères, …) mais des institutions regroupant des archives de différentes entreprises ne sont apparues qu’au XXè siècle. C’est l’Allemagne qui en 1906 crée le premier centre d’archives d’entreprises, le Rheinisch-Westphalische Wirtschafts Archiv de Cologne, avec le soutien de la Chambre de commerce. La Suisse crée à Bâle en 1910, le Schweizerische Wirtschaftsarchiv et à Zurich le pôle Archiv für Handel und Industrie. Ce sont ensuite les Pays-Bas (1914), puis les USA, (1923), et la Grande-Bretagne (1935) qui créent leurs centres d’archives industrielles. En France, dès les années 20, les historiens de L’Ecole des Annales soulignent l’importance de ces archives, et sont suivis par certains archivistes[7]. En 1949, accompagnant les nationalisations des années 30 et 40, l’Etat crée une Section des archives privées et économiques au sein des Archives nationales. Les Archives départementales recueilleront également les documents des entreprises.

        Mais ce sont les années 80[8] qui marquent un tournant dans l’histoire des Archives d’entreprise. La mondialisation se poursuit, entraînant des faillites en chaîne, et par ailleurs l’arrivée au pouvoir de la gauche stimule l’intérêt pour le monde du travail. Le ministre de la culture Jack Lang décide en 1982 de créer plusieurs centres d’archives économiques. Il en souhaitait cinq, implantés dans des régions industrielles, mais seul le Centre des Archives du Monde du Travail ouvrira à Roubaix en 1993. Le CAMT est devenu un service à compétence nationale en 2007 sous le nom d’Archives Nationales du Monde du Travail (ANMT)[9]. Au niveau régional, c’est en 1982 la naissance du CERARE[10] Centre Rhénan d’Archives et de Recherches Economiques[11], association dont le but est « la sauvegarde et la mise en valeur du patrimoine archivistique et documentaire dans les domaines économique et social de la Haute Alsace et des régions environnantes »[12]. Ses archives donnent un panorama important des industries mulhousiennes, aussi bien textiles que minières ou sidérurgiques[13].

        Mais dans tous les cas, il s’agit essentiellement d’archives papier, textes, ou documents iconographiques, - et très rarement de films.

        L’histoire de l’archivage des films d’entreprise

        C’est très tardivement que l’on s’intéresse spécifiquement aux films d’entreprise. Là encore, ce sont les entreprises elles-mêmes qui ont été pionnières : Electricité de France[14], SNCF[15],  par exemple, au niveau national.

        On en trouve aussi dans de nombreuses Archives, mais souvent en petit nombre. Des Archives publiques comme les Archives Françaises du Film conservent des films publicitaires dont certains sont fort anciens, tel ce film pour la liqueur à l’orange Cointreau, tourné avec du matériel Lumière, en 1900[16].  Certaines Archives départementales comme celles du Bas-Rhin, sont détentrices d’un bon nombre de films issus du monde économique[17]. Les Archives départementales du Haut-Rhin conservent également de nombreux films, en particulier des images produites par les Mines de Potasse d’Alsace.

        Des Archives privées comme Lobster films[18] s’intéressent également aux films d’entreprise et conservent plusieurs « perles ». Par ailleurs, toutes les cinémathèques régionales, qui ont pris un grand essor dans l’hexagone à partir des années 70,[20] sont pour la plupart beaucoup plus récentes, et ont une politique très volontariste de sauvegarde de ces documents. Normandie-Image, par exemple, a mis en ligne plus de 80 films comportant des séquences sur des entreprises. En Alsace, MIRA est également très attentive à ce type de document, et collecte de plus en plus de films utilitaires.

        Enfin, il y a eu une tentative de créer une cinémathèque entièrement consacrée aux films d’entreprise. C’est l’ANATEC[21], (Archives Nationales Audiovisuelles du Travail et des Entreprises du Creusot, également nommées Archives Nationales Audiovisuelles du Travail, des Entreprises et des Collectivités), créé en mars 1999[22] au Creusot, en plein cœur d’une ancienne grande région industrielle. Ce centre est dû à l’initiative d’un réalisateur auteur de plusieurs dizaines de films institutionnels dans le monde entier, mais inquiet de leur destruction : Georges PESSIS[23]. Il se donne pour mission de créer une base de données sur l'ensemble de la production française d'œuvres de commande depuis les débuts du cinéma. L'ANATEC constitue un archivage numérique des données collectables aujourd'hui sur les films d'entreprises et d'institutions. L'analyse documentaire est faite selon les mêmes normes de la documentation audiovisuelles qu'à la BNF, l'INA ou les Archives du Film du CNC. Pourtant, l’ANATEC n’a pu rester autonome, et a aujourd’hui rejoint les Archives du travail à Roubaix.

        Y a-t-il des films d’entreprise méconnus ?

        Il en existe encore sûrement dans certaines entreprises, chez certains producteurs, ou chez des collectionneurs. Ces films demandent un travail d’enquête urgent, car ils ne sont pas à l’abri d’un déménagement, d’une restructuration, ou d’une détérioration physique des pellicules. Trop souvent les films d’entreprise continuent à disparaître, victimes de leur obsolescence dans le monde de l’entreprise, et d’un certain manque d’intérêt dans le monde des Archives et plus encore dans celui du cinéma. Le film du Crédit Mutuel en est une illustration.

        Carton du film du Crédit Mutuel


        Le film du Crédit mutuel, "Raiffeisen les raisons du coeur"

        Histoire du film

        Le film est tourné en 1988, réalisé en couleurs, avec un budget conséquent. Son producteur est l’Unité de Réalisation Pédagogique, antenne audiovisuelle de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Strasbourg. Le metteur en scène est Bernard Kolb, qui dirige l’équipe de réalisation. Il a recruté des acteurs professionnels : Pierre Vernier, qui s’est rendu populaire par son grand rôle dans le feuilleton télévisé « Rocambole » (1964) et a joué ensuite avec les plus grands réalisateurs dans des dizaines de films (en 1988 il tourne avec Claude Lelouch « Itinéraire d’un enfant gâté »), et Charles Berling, élève du Théâtre National de Strasbourg dirigé par Jean-Louis Martinelli. Il a alors trente ans, et est encore inconnu du grand public.

        C’est un court métrage de commande : le Crédit mutuel veut un film à projeter pour une Assemblée Générale de la Fédération du Crédit Mutuel en 1988. Le film a été réalisé en bétacam, un format professionnel commercialisé par Sony à partir de 1982. Il a été projeté avec succès à l’AG, puis a disparu complètement. L’original est revenu à la société de production, l’URP, mais cet organisme, accusé de faire concurrence à des sociétés de production privées, a fini par disparaître en 1995. Les archives de l’URP ont sombré avec elle, semble-t-il. C’est grâce au réalisateur, Bernard Kolb, passionné de cinéma et d’archives audiovisuelles, que le film est parvenu à MIRA, parmi un lot de films qu’il a sauvés de la benne lors de la fermeture de l'URP. Il les a confiés à cette cinémathèque régionale car il avait conscience de l’importance patrimoniale de ces films. Mais le seul format dont il disposait est une copie VHS, de qualité médiocre. Mes recherches auprès du Crédit mutuel n’ont jusqu’à présent rien donné.

        Contenu du film

        L’argument : le Crédit mutuel est une banque unique car elle défend des valeurs, et pas seulement des intérêts. Le Crédit Mutuel protège l’homme, prend la défense de l’opprimé et prône la solidarité et l’autogestion. Il est une banque qui continue d’honorer les idéaux de son fondateur, Frédéric Raiffeisen, et ses « raisons du cœur ».

        Le film est intéressant par cette défense de l’idéologie d’origine ; la banque veut se démarquer de ses concurrentes par son but humain[24], et non mercantile. Ses arguments publicitaires : la prospérité pour tous par la solidarité et l’entraide, sont restés les mêmes. : « Plus qu’une banque », « Un projet commun », « Une banque qui appartient à ses clients, ça change tout » « Pas d’actionnaires mais des sociétaires ».

        Mais ce qui marque une époque et qui est intéressant historiquement, c’est d’une part le langage cinématographique, qui a beaucoup évolué, et d’autre part la représentation sociologique des employés du Crédit mutuel. Prenons l’exemple de la répartition des rôles entre hommes et femmes. Dans le film de 1988, tout est masculin : le héros fondateur est bien sûr un homme, mais aussi le réalisateur du film, ainsi que les acteurs-narrateurs, et à l’image, le personnel du Crédit Mutuel :  les réunions sont exclusivement masculines, les entretiens se déroulent entre hommes, les techniciens sont des hommes. Les femmes sont d’éventuelles clientes, sans rôle actif particulier (on voit une femme retirer de l’argent à un distributeur). On sait que les choses ont beaucoup changé dans cette entreprise, et c’est ce qui fait l’intérêt de ce document : sans volonté explicite préalable de la part du commanditaire, de la société de production ou du réalisateur, on constate un fait enregistré inconsciemment : la banque appartient à ses clients, peut-être, mais à cette époque, ce sont des hommes. On se souvient que la loi autorisant les femmes à ouvrir un compte en banque sans l’autorisation de leur mari, date de 1965. Pourtant, une bonne trentaine d’années plus tard, ce n’est pas encore totalement entré dans les mœurs. C’est ce qui fait que la partie historique du film est moins datée que la partie qui se voulait moderne, - ce qui est normal : « la mode, c’est ce qui se démode ! » disait Jean Cocteau. C’est cette inscription dans l’histoire humaine de l’économie qui fait la richesse de ce document.

        On souhaiterait que le regard sur ces films d’entreprise évolue peu à peu. Ces films sont d’un intérêt majeur pour l’historien de l’économie, l’historien des mentalités, l’historien du langage cinématographique aussi, l’historien des médias et de la communication enfin.

         « Les films des années 1940 montrent combien les conditions de travail étaient encore dures, alors qu'à l'époque ils voulaient montrer le progrès des techniques, ceux des années 1960 révèlent la naissance des cadres et les années 1980 montrent l'arrivée des machines à commande numérique », raconte-t-il. Et aujourd'hui ? « On montre moins le travail, mais des clichés. En fait, le film doit être rentable, c'est-à-dire toucher à coup sûr sa cible. »[25].

        Il serait souhaitable qu’au niveau régional on puisse collecter, sauvegarder, numériser et étudier les films d’entreprise, afin d’enrichir la connaissance de l’histoire économique et sociale de l’Alsace au XXè siècle. MIRA[26], cinémathèque régionale implantée à Strasbourg, a vocation à le faire.

        Les couturières des Tabliers et textiles de Saint-Louis, entreprise aujourd'hui disparue. © MIRA

        Eléments bibliographiques

        GESLIN Claude (dir.), La vie industrielle en Bretagne, une mémoire à conserver. Rennes, Presses Universitaires, 2001. Consultable en ligne. Préface de Louis Bergeron, directeur d’études à l’EHESS, président du Comité international pour la conservation du patrimoine industriel.

        HABIB André, MARIE Michel, L’avenir de la mémoire Patrimoine, restauration, réemploi cinématographiques, Presses Universitaires du Septentrion, 2013.

        MAROLLEAU Aymeric, « Le Film d’entreprise » in Le Nouvel Economiste, 8 novembre 2012.

        NOUGARET, Roger ZUBER Henri, « Les archives d'entreprises en France » in Gazette des archives, Année 2006, pp 171-187 (Numéro thématique sur les archives en France).


        OTT Florence, « Le Centre rhénan d'archives et de recherche économiques » in Gazette des archives, Année 1986, pp 222-226.

        PESSIS Georges, « Nouvelles du patrimoine. La filmothèque de l'Anatec sur les films d'entreprise », Entreprises et histoire, 2007/1 (no 46), p. 196-198. DOI : 10.3917/eh.046.0196. URL : https://www.cairn.info/revue-entreprises-et-histoire-2007-1-page-196.htm

        PESSIS Georges, « Entreprise et cinéma. Cent ans d'images », in La Documentation française, janvier 1997.

        ZIMMERMANN Yvonne, JAQUES Pierre-Emmanuel, GERTISER Anita, Histoire du film utilitaire : le « Gebrauchsfilm » suisse des années 1900 à 1960, Enjeux et perspectives, Limmat Verlag, Zurich, 2012. Cf.  Roland Cosandey, « Une histoire du film utilitaire : le « Gebrauchsfilm » suisse des années 1900 à 1960. Enjeux et perspectives : Yvonne Zimmermann, Pierre-Emmanuel Jaques, Anita Gertiser », 1895. Mille huit cent quatre-vingt-quinze [En ligne], 67 | 2012, mis en ligne le 10 avril 2014, consulté le 14 janvier 2020. URL : http://journals.openedition.org/1895/4549

         

        [1] Le film sera souvent imité, par exemple un film Lumière immortalise la sortie des usines Peugeot en 1896. cf Lobster Films.

        [2] par exemple : Le Biberon Robert, ou L’apéritif Picon V. Ciné ressources : http://www.cineressources.net/recherche_t.php?textfield=film+publicitaire&rech_type=E&rech_mode=contient

        [3] cf. Aymeric MAROLLEAU : « Le Film d’entreprise » in Le Nouvel Economiste, 8/11/2012.

        [4] « Les entreprises profitent de ce que les canaux de diffusion n’ont jamais été aussi nombreux, en interne – avec l’accroissement du nombre d’écrans dans leurs locaux –comme en externe, avec les plateformes de partage de vidéo, Youtube et Dailymotion en tête, et les réseaux sociaux, comme Facebook et Twitter. En outre, l’appétit du grand public pour les vidéos, en particulier chez les internautes, relève de la gloutonnerie : en janvier 2012, plus de 4 milliards de vidéos étaient visionnées chaque jour par 800 millions d’utilisateurs sur le seul Youtube ». Aymeric MAROLLEAU, ibidem.

        [5] Fédération Internationale des Archives du Film

        [6] NOUGARET Roger, ZUBER Henri, « Les Archives d'entreprises en France » in Gazette des archives, Année 2006, pp 171-187 (Numéro thématique sur les archives en France). cf. https://www.persee.fr/doc/gazar_0016-5522_2006_num_204_4_3834.

        [7] cf. Charles SCHMIDT, « L’Organisation rationnelle des entreprises : les archives privées et l’histoire » in Les Annales d’histoire économique et sociale, T. II, 1930, pp 64-66. Dès 1937 Georges Bourgin, secrétaire général des Archives nationales, lançait un appel aux banques pour qu’elles conservent leurs archives soit en interne, soit aux Archives publiques.

        [8] http://www.archivesnationales.culture.gouv.fr/camt/

        [9] On y transfèrera les archives d’entreprises des Archives nationales : cf. François CARON et Patrick FRIDENSON, « Le transfert à Roubaix des archives d’entreprises déposées aux Archives Nationales » in Entreprises et histoire 1995 N° 10 pp 97-99.

        [10] Par l’alliance entre l’archiviste de Mulhouse Raymond Oberlé, et le chef d’entreprise Jacques-Henry Gros, Il bénéficie du soutien des Chambres de Commerce et d’Industrie de Mulhouse, Colmar, Belfort, des Chambres des Métiers, de la SIM (Société Industrielle de Mulhouse), de la Ville de Mulhouse, ainsi que de l’Université de Haute-Alsace.

        [12 https://www.persee.fr/doc/gazar_0016-5522_1986_num_134_1_3012 Article de la directrice du CERARE, Florence OTT : « Le Centre rhénan d'archives et de recherche économiques » in Gazette des archives, Année 1986, pp 222-226.

        [13] L’association disparaît en 2009 mais ses trésors sont depuis 2009 conservés par les Archives de Mulhouse

        [15] Plusieurs dizaines de films sont consultables en ligne : http://openarchives.sncf.com/recherche?keys=&theme=All&type=36&periode=All

        [16] http://www.cnc-aff.fr/internet_cnc/Fiches/Oeuvre/ResultatRechercheSimple.aspx

        [17] Par exemple, tous les films publicitaires réalisés par l’entreprise THOMSEL, de Strasbourg.

        [18] https://www.lobsterfilms.com/fr/catalogue : dans le catalogue, à titre d’exemples, deux films sur les automobiles Peugeot : Sortie des usines Peugeot (film Lumière 1896) et « Une perle » publicité de 1935 pour la 402 Peugeot.

        [20] on en trouvera la liste sur le site de l’association INEDITS D’EUROPE, qui regroupe la plupart des cinémathèques régionales européennes http://www.inedits-europe.org/Ressources

        [21] PESSIS Georges, « Nouvelles du patrimoine. La filmothèque de l'Anatec sur les films d'entreprise », Entreprises et histoire, 2007/1 (no 46), p. 196-198. DOI : 10.3917/eh.046.0196. URL : https://www.cairn.info/revue-entreprises-et-histoire-2007-1-page-196.htm

        [23] PERRUCHOT Christiane,  « Le Creusot conserve la mémoire de l’entreprise », in « Les Echos », juin 2006 https://www.lesechos.fr/2003/06/le-creusot-conserve-la-memoire-de-lentreprise-1058557

        [24] voir sur le site du crédit mutuel une série de vidéos publicitaires contemporaines : https://www.creditmutuel.fr/fr/groupe/communication/films-publicitaires.html,  dont celle-ci qui reprend les « raisons du cœur »  de Raiffeisen : https://www.youtube.com/watch?v=I6bKUVUaahg&list=PL3651EF9CBD3B431B&index=17

        [25] Georges PESSIS cité par Christiane PERRIGOT, article cité.

        [26] MIRA, Mémoire des Images Réanimées d’Alsace, est une cinémathèque numérique créée sous forme d’association en 2006. Elle collecte, numérise et valorise les films en rapport avec le Grand-Est. V. http://www.miralsace.eu/. Elle a animé deux grands projets Interreg avec l’Allemagne et la Suisse : RHINFILM (2012-2015) et l’actuel RHINEDITS (2018-2021). Cette action a permis entre autres l’élaboration d’une cinémathèque internationale en ligne : https://rhinedits.u-strasbg.fr/w/index.php/Accueil.

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